Penser l’IA comme science auxiliaire en médecine avec Claude Bernard - Akiri Passer au contenu principal

Akiri

Penser l’IA comme science auxiliaire en médecine avec Claude Bernard

Publication Date : 24/09/2026

DOI: https://dx.doi.org/10.4314/akiri.v4i3.53


Auteur(s) :

Tiasvi Yao Raoul AGBAVON.


Volume/Numéro :
Volume 15
,
Issue 1
(09 - 2026)



Résumé :

L’intelligence artificielle (IA) s’impose de plus en plus dans le domaine de la médecine contemporaine. Ce fait soulève ainsi l’hypothèse d’une médecine algorithmique qui pourrait concurrencer le jugement médical. Dès lors, cet article propose d’examiner le statut épistémologique de l’IA à travers le prisme de la philosophie de Claude Bernard, notamment avec son concept de science auxiliaire. À l’instar de la physique et de la chimie au XIXe siècle, l’IA peut être pensée comme un ensemble d’outils et de méthodes servant la démarche expérimentale médicale sans s’y substituer. Toutefois, si l’IA prolonge les capacités d’observation et d’investigation systématique du vivant, elle introduit une rupture épistémologique majeure : elle substitue la corrélation statistique massive à la recherche de causalité et d’intelligibilité chères à Bernard. En confrontant les promesses de l’IA aux exigences bernardiennes (déterminisme, rôle de l’hypothèse, raisonnement expérimental), cette réflexion démontre que la puissance prédictive de l’algorithme doit demeurer subordonnée au raisonnement clinique et à l’expérimentation médicale, permettant de tester les hypothèses plutôt que comme un agent de décision autonome. Mots-clés : Algorithme, Épistémologie, Intelligence artificielle, Médecine expérimentale, Science auxiliaire


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