Gouvernance des ressources naturelles et conflits intercommunautaires au Tchad : cas des conflits agriculteurs-éleveurs dans la sous-préfecture de Bologo/Tandjile-ouest
Publication Date : 24/09/2026
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Le Tchad, de par son environnement naturel, sa composition humaine et sa culture, est un pays à vocation agro-pastorale. Son économie repose exclusivement sur ces deux secteurs qui participent pour 40 % au produit intérieur brut. La dégradation des écosystèmes s’est fortement accentuée ces dernières années sous les effets conjugués de plusieurs facteurs dont les plus marquants sont : la baisse de la pluviométrie, l’accroissement rapide de la démographie et les modes de gestion des ressources de base. Cette dégradation s’est traduite, pour la plupart, des situations par une stagnation, voire une réduction du rendement agricole et une diminution de quantité de ressources fourragères. L’agriculture et l’élevage, les deux composantes essentielles du système de production au Tchad, maintenues jusqu’ici par des pratiques traditionnelles basées sur une forte utilisation d’espace, s’adaptent mal aux restrictions qui leur sont imposées. Cette crise économique a des dimensions géographiques internes au Tchad. Elle pousse les éleveurs de la zone nord à intensifier leur transhumance vers la zone sud du pays. Cette migration des personnes et du bétail vers le sud, zone à vocation agricole ne s’effectue pas sans poser des problèmes sociaux. Confrontés à l’hostilité du climat social et à la pression foncière, les agriculteurs et les éleveurs ont développé au fil de temps un comportement de moins en moins pacifique. La cohabitation entre ces deux communautés est émaillée d’affrontements aux issues parfois sanglantes et meurtrières. Les conflits entre agriculteurs et éleveurs se sont multipliés depuis des années dans la Tandjilé-Ouest (et précisément à Bologo ; chef-lieu de canton lélé) et se déclenchent toujours avec le même point de départ : un animal dévaste le champ de mil, du coton, de manioc etc. Les couloirs de transhumance, naguère définis en 1959 pour faciliter les mouvements du bétail, sont aujourd’hui occupés par les agriculteurs ou simplement abandonnés à cause de manque de points d’eau (puits pastoraux). Les autorités administratives, militaires et politiques qui sont chargées de faire régner la paix sociale, semblent être à la base de la recrudescence de certains conflits. Plus souvent, les règlements de ces conflits aboutissent à des jugements dont les victimes (agriculteurs et éleveurs) sortent frustrés. Eu égard à cela, une sensibilisation de vivre ensemble doit être mener car, les Tchadiens sont condamnés à cohabiter d’autant plus, qu’ils partagent un patrimoine commun. Sans cela, le pays ne retrouvera la paix, gage du développement durable. Mots clés : Conflit, communauté, Tchad, tension, Afrique, population.
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