Adoption de la Chimioprévention du Paludisme Saisonnier à l’épreuve des normes sociales et du genre - Akiri

Akiri

Adoption de la Chimioprévention du Paludisme Saisonnier à l’épreuve des normes sociales et du genre

Publication Date : 13/02/2026

DOI: https://dx.doi.org/10.4314/akiri.v4i1.26


Auteur(s) :

Laurent Gnimian KOUDOUGOU, Léa PARÉ/TOÉ, Kayri Amandine Yolande TOÉ, Nourou BARRY, Patrice TOÉ.


Volume/Numéro :
Volume 13
,
Issue 1
(02 - 2026)



Résumé :

La Chimioprévention du Paludisme Saisonnier (CPS) a été reconnue en 2012 par l’Organisation mondiale de la Santé comme une stratégie efficace contre le paludisme chez les enfants de 3 à 59 mois. Elle a donc été recommandée aux pays d’Afrique subsaharienne, dont le Burkina Faso, où le paludisme constitue un problème de santé publique. Cependant, sur le terrain, l’adoption de la CPS par les parents reste limitée. Cette étude vise à analyser les normes sociales et de genre limitant l’adoption de la CPS. Nous avons privilégié une approche qualitative mobilisant plusieurs techniques : observation directe, recherche documentaire, entretien individuel, focus group et récit de vie. Les données ont été collectées auprès de la population générale et des acteurs sanitaires avant, pendant et après les campagnes de CPS dans la commune de Bobo-Dioulasso, sur une période de huit mois (mars à octobre 2023). Au total, 87 entretiens, 8 focus groups et 4 récits de vie ont été réalisés. Les résultats montrent que les décisions relatives à l’adoption de la CPS sont influencées par les rapports de pouvoir. Le faible pouvoir décisionnel des mères, dû aux normes sociales et de genre, ainsi que les perceptions autour de la CPS, entravent son adoption. Mots clés : adoption, chimioprévention du Paludisme Saisonnier, normes sociales, genre, Burkina Faso


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