La riziculture urbaine à Korhogo de 1974 à 2012 : entre recul et résilience
Publication Date : 31-12-2025
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À Korhogo, la riziculture urbaine se maintient malgré la pression croissante de l’urbanisation, qui réduit progressivement les bas-fonds disponibles. Majoritairement pratiquée par des femmes productrices issues du monde rural, elle constitue à la fois une source d’autosuffisance alimentaire et un revenu complémentaire pour les ménages modestes. Cette étude analyse les mécanismes de résilience sociale qui expliquent la persistance de cette activité entre 1974 et 2012, période marquée par une forte contraction des superficies cultivées passées d’environ 245 ha en 1999 à 75 ha en 2011. La démarche repose sur l’exploitation d’archives institutionnelles (SODERIZ, SATMACI, CNRA, mairie), de séries pluviométriques (1999-2011) et d’entretiens de terrain menés entre 2024 et 2025. Les résultats montrent que la régression rizicole découle de la pression foncière urbaine, du désengagement public et de la variabilité climatique. Toutefois, les groupements féminins et les tontines soutiennent la production en facilitant l’accès aux intrants et à la main-d’œuvre. L’adoption de variétés à cycle court, les aménagements légers et les circuits courts de commercialisation assurent la continuité de l’activité. Sa pérennisation requiert une coordination locale efficace et la sécurisation foncière des bas-fonds exploités.
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Mots-clés:
Riziculture urbaine – Korhogo – Résilience sociale – Femmes rurales – Foncier urbain
