Les rapports de solidarité entre les riches et les pauvres en Égypte ptolémaïque au IIIe siècle av. J.-C. - Akiri

Akiri

Les rapports de solidarité entre les riches et les pauvres en Égypte ptolémaïque au IIIe siècle av. J.-C.

Publication Date : 11/09/2025

DOI: https://dx.doi.org/10.4314/akiri.v3i3.24


Auteur(s) :

Nahouo Youssouf COULIBALY, Hugues Marcel BOTEMA.


Volume/Numéro :
Volume 11
,
Issue 1
(09 - 2025)



Résumé :

Après que l’Égypte est devenue un royaume indépendant sous Ptolémée Ier Sôter en 306 avant Jésus-Christ, on assiste pendant trois siècles à l’instauration d’une société coloniale, où une minorité immigrée et dominante exploite une majorité indigène. Cette étude a mis en lumière les rapports de solidarité qui ont existé entre les riches et les pauvres de cette nouvelle société coloniale tout au long du 3ème siècle av. J.-C. Ainsi, à la lumière de plusieurs papyrus, nous avons noté que, tout comme dans l’Athènes archaïque et classique, les rapports de solidarité entre les riches et les pauvres en Égypte ptolémaïque relevaient du patronage communautaire, du patronage personnel, et surtout du clientélisme. Les sources papyrologiques ont révélé que la prospérité des riches du royaume ptolémaïque s’exprimait à travers leurs démonstrations de générosité envers des concitoyens pauvres et des populations démunies, ce qui contribuait à leur prestige. Dès lors, la paix intérieure du royaume ptolémaïque dépendait du bon usage des richesses par les nantis. La quiétude du royaume est donc restée, tout au long de son existence, entre les mains des plus riches. Mots-clés : Rapports, Riches, Pauvres, Patronage, Clientélisme.


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