Titre
La liberté de philosopher à l’épreuve de la religion : l’exemple de Fichte et Forber
Domaine
Philosophie
Auteur.e.s
Julien YABRE
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Résumé
Après la controverse sur le panthéisme déclenchée par Jacobi et Lessing, celle sur l’athéisme fut le deuxième épisode qui a contribué au développement de la philosophie de la religion chez les idéalistes allemands. Elle a été déclenchée par Fichte et Forberg à la suite de la publication de leurs articles, dont le contenu, selon leurs détracteurs, semblait remettre en cause la foi chrétienne. Car, tous deux définissent Dieu comme l'ordre moral du monde, en dehors duquel il est impossible de concevoir l'existence d'un autre. Dans ses arguments, Fichte rejette l'anthropomorphisme défendu par la religion. Tandis que Forberg, quant à lui, défend l'idée que les anthropomorphistes, les spiritualistes, les polythéistes et les monothéistes peuvent coexister, à condition qu'ils croient en l'ordre moral et fassent le bien. Le présent article a pour objectif d'examiner la signification du concept d'ordre moral chez Fichte et Forberg, et de montrer que leur condamnation constitue une atteinte à la liberté de philosopher. Au-delà de l’accusation d’athéisme, lorsque l’on analyse les propos de Forberg et Fichte à la lumière des réalités contemporaines, on peut y déceler des éléments constructifs susceptibles d’aider à construire un monde de justice et de paix.
Mots clés : philosophie - religion - morale - Dieu - athéisme.
Numéro
1 (09 - 2026)
DOI
https://dx.doi.org/10.4314/akiri.v4i3.61
