Titre
Mobilités académiques et bi-plurilinguisme scolaire en Casamance
Domaine
Anthropologie et sociologie
Auteur.e.s
Kéba DIÉDHIOU
Ndiémé SOW.
Résumé
Cet article part du cas du village de Boutoupa-Camaracounda (Casamance), zone frontalière entre le Sénégal et la Guinée-Bissau, pour décrire les mobilités académiques comme facteur favorisant la nécessité de recourir au bi-plurilinguisme scolaire. Les parents jugent utile d’inscrire leurs enfants à l’école sénégalaise non seulement parce que l’intégration dans les secteurs professionnels devient plus facile, mais aussi parce que le français joue un rôle important dans la mondialisation linguistique (représentations positives). Dans le même temps, les communautés sont attachées à leurs cultures et se montrent favorables à la conservation de langues patrimoniales comme le créole. Nos données sur les effectifs et les résultats scolaires des élèves en situation de mobilité ainsi que les récits de vie des acteurs, ont facilité l’analyse des stratégies efficaces mises en jeu par les équipes pédagogiques pour satisfaire les attentes à la fois des parents et des gouvernements. Notre objectif est de montrer en quoi le bi-plurilinguisme scolaire est une alternative pour remédier aux difficultés pédagogiques en contexte de mobilité académique. Grâce à l’observation participante et suivant la dynamique interactionnelle, nos résultats permettent de noter que la mobilité académique impacte la qualité de l’enseignement et que l’ouverture aux langues des pays frontaliers est une ressource pour le développement de la pédagogie en contexte plurilingue.
Mots clés : bilinguisme scolaire ; mobilités académiques ; diversité linguistique ; créole, frontière.
Numéro
2 (06 - 2026)
DOI
https://dx.doi.org/10.4314/akiri.v4i2.69
