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Akiri

Titre

Puissance occulte et dynamique du progrès : pour une réhabilitation symbolique de la sorcellerie chez Mutt-Lon

Domaine

Lettres

Auteur.e.s

Eulalie Patricia ESSOMBA
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Résumé

La sorcellerie est un ensemble de pratiques et de représentations largement répandues en Afrique subsaharienne. Souvent perçue comme dangereuse et porteuse de conséquences néfastes, elle est au cœur de nombreuses productions littéraires contemporaines. Le roman Ceux qui sortent dans la nuit de Mutt-Lon en offre une illustration saisissante. Les membres de la confrérie sorcière sont tous des initiés évoluant dans une chronospatialité spécifique : leur opérativité s’inscrit dans la nuit, dans des espaces en hauteur, de préférence perchés sur le baobab. Notre réflexion part d’une problématique : dans quelle mesure la sorcellerie, au regard de la puissance qui lui est attribuée, pourrait-elle être réorientée vers des finalités positives ? Dans cette perspective, certains sorciers du roman envisagent une restructuration de leurs activités en s’organisant en équipes de recherche autour de thématiques ciblées. Leur première découverte porte sur le secret de la dématérialisation, pouvoir majeur qui devient le point de départ d’innovations à portée scientifique. Le cadre théorique retenu pour cette étude est la géocritique développée par Bertrand Westphal. Cette approche nous permet d’analyser les interactions entre les espaces du texte et le réel. Nous distinguons un espace commun et des espaces propres cartographiables, tels que la ville de Yaoundé et certains de ses quartiers. Cette inscription spatiale confère au roman un effet de réalisme et renforce la tension entre imaginaire sorcier et ancrage géographique concret. Mots clés : pratiques sorcellaires, chronospatialité, espace commun, espace propre, dématérialisation.

Numéro

2 (06 - 2026)

DOI

https://dx.doi.org/10.4314/akiri.v4i2.12

Date

12/06/2026

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