Titre
La mutation des Halles en « fauve urbain » dans Le Ventre de Paris d’Émile Zola : Interprétation discursive et transposition
Domaine
Lettres
Auteur.e.s
Joëlle Fabiola NSA NDO
.
Résumé
Le Ventre de Paris (1873) est le troisième roman de la série des Rougon-Macquart de l’écrivain français Émile
Zola. À travers lui, l’auteur développe le déterminisme cher à Hyppolite Taine, en nous offrant dans son ouvrage
un plan détaillé du quartier des Halles : c’est le panorama d’un univers marqué par les conditions éphémères. En
effet, le quartier des Halles est perçu comme un monstre, un « fauve » urbain qui ingurgite l’humanité et, par
extension, c’est la Bourgeoisie digérant, ruminant, cuvant en paix ses joies et ses honnêtetés moyennes. C’est un
« labyrinthe » qui n’a pas de sortie. Car, lorsque l’on a le malheur d’être dans son ventre, on ne peut plus s’en
sortir. Elles manipulent, anesthésient, engourdissent, digèrent les individus avant de les expulser : c’est le cas de
Florent qui, se retrouvant dans l’entre des Halles, à l’air perdu, étourdi de tout ce qui l’entoure. Il n’en croit pas
ses yeux, il regarde partout autour de lui. Il est tout ébloui de voir toutes ces choses gigantesques (pavillons,
quartiers, routes, carrefours, maisons, nourritures…). Cet article propose d’examiner, sur la base de cette œuvre,
et sous la grille de la sociocritique de C. Duchet (1973), les éléments qui participent, d’une part, à l’écriture de la
mutation des Halles en monstre urbain, ainsi que sur sa lecture de type mythique et biblique, d’autre part.
Numéro
1 (10 - 2025)
